Un licenciement contesté, une rupture conventionnelle à négocier, des heures supplémentaires non payées, une procédure prud'homale qui s'annonce : la relation de travail concentre des enjeux à la fois économiques et personnels. Le cabinet de Maître Thibault Filler intervient des deux côtés — salariés et employeurs — avec une même exigence : analyser les faits, mesurer les risques, et dégager la stratégie qui protège le mieux votre situation.
Cette double pratique offre un avantage concret : le cabinet connaît les arguments classiques des deux côtés, ce qui permet d'anticiper les réactions de la partie adverse et de mieux préparer le dossier. Le cabinet plaide régulièrement devant les conseils de prud'hommes de Melun, Meaux, Évry et Créteil, où il connaît les usages locaux et les délais d'audiencement.
Le conseil de prud'hommes est compétent pour les litiges individuels nés de l'exécution ou de la rupture du contrat de travail. C'est une juridiction paritaire : les juges sont des conseillers prud'homaux élus, employeurs et salariés à parité. La procédure se déroule en deux phases : un bureau de conciliation et d'orientation (BCO), qui tente la conciliation et, à défaut, oriente l'affaire vers le bureau de jugement (BJ).
La représentation par avocat n'est pas obligatoire mais est très fortement recommandée : la complexité du droit du travail, l'évolution constante de la jurisprudence et les enjeux financiers en font une matière particulièrement technique. Les délais d'audiencement varient selon les conseils : comptez en moyenne dix à dix-huit mois entre la saisine et le jugement.
Le délai est de douze mois à compter de la notification du licenciement (article L. 1471-1 du Code du travail). Au-delà, l'action est prescrite. Pour les rappels de salaire, le délai est de trois ans. Pour la requalification d'un CDD en CDI, deux ans. Ces délais courent vite : il est recommandé de consulter dans les premières semaines suivant la rupture.
Depuis 2017, en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, les dommages et intérêts sont encadrés par un barème (article L. 1235-3 du Code du travail). Il prévoit un minimum et un maximum en fonction de l'ancienneté du salarié et de la taille de l'entreprise. Ce barème ne s'applique pas aux licenciements nuls (harcèlement, discrimination, grossesse) où l'indemnisation reste libre.
Oui. Une procédure prud'homale combine fréquemment plusieurs demandes : rappels de salaire, indemnités de licenciement, dommages et intérêts, indemnité pour travail dissimulé, etc. La règle dite « de l'unicité de l'instance », qui obligeait à présenter toutes les demandes en même temps, a été supprimée en 2016 — vous pouvez donc engager une nouvelle procédure pour des prétentions ultérieurement révélées.
Le mode de facturation dépend de la nature du dossier. Le cabinet pratique fréquemment un forfait pour les dossiers de complexité standard, parfois complété d'un honoraire de résultat sur les sommes obtenues. Le barème Macron permet, dans la plupart des cas, d'estimer en début de procédure une fourchette de gains attendus, ce qui facilite l'arbitrage. L'aide juridictionnelle est acceptée.
L'indemnité de rupture conventionnelle est exonérée d'impôt sur le revenu jusqu'à un plafond (deux fois la rémunération annuelle brute, ou la moitié de l'indemnité, ou l'indemnité de licenciement légale ou conventionnelle, dans la limite de plafonds annuels). Au-delà, elle est imposable. Elle est par ailleurs assujettie à CSG/CRDS et à des cotisations sociales selon des modalités spécifiques. Un calcul précis avant signature évite les mauvaises surprises.
Plusieurs leviers existent en parallèle. Côté preuve : conserver tous les écrits (e-mails, SMS), demander des témoignages écrits aux collègues qui ont été témoins, consulter le médecin du travail. Côté juridique : saisine du conseil de prud'hommes en référé pour faire cesser la situation et obtenir une indemnisation, signalement au CSE et à l'inspection du travail, parfois plainte pénale (le harcèlement moral et sexuel sont des délits). Le cabinet vous oriente vers la combinaison la plus adaptée.
Le jugement prud'homal est exécutoire par provision pour les créances salariales. Si l'employeur ne paie pas, plusieurs voies d'exécution sont possibles : saisie sur compte bancaire, saisie sur biens, saisie-rémunération du dirigeant, et — pour les sommes garanties — intervention de l'AGS si l'entreprise est en procédure collective.
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