Mise en examen et instruction
Lorsqu'un dossier est complexe ou qu'il porte sur un crime, le procureur saisit un juge d'instruction. La procédure devient alors plus longue, plus écrite, mais aussi plus contradictoire : vous avez accès à l'intégralité du dossier (le « cabinet d'instruction »), vous pouvez demander des actes (audition de témoins, expertises, confrontations), contester les charges, solliciter la mise en liberté.
Le cabinet vous prépare aux interrogatoires de première comparution et de fond, formule les demandes d'actes utiles à votre défense, et veille au respect des règles strictes qui encadrent la mise en examen, le contrôle judiciaire et la détention provisoire. La libération conditionnelle, l'assignation à résidence avec surveillance électronique (ARSE), la possibilité d'une sortie sont autant de leviers à actionner aux bons moments.
Si vous etes victime : la partie civile
Le statut de partie civile vous permet de prendre part à la procédure, de faire entendre votre voix, et surtout de demander réparation des préjudices subis — corporels, moraux, matériels, économiques. L'enjeu est double : faire reconnaître les faits par une décision judiciaire, et obtenir une indemnisation à la hauteur.
Constitution de partie civile par voie d'action
Lorsque l'auteur des faits est inconnu ou que le procureur a classé sans suite, la victime peut elle-même mettre l'action publique en mouvement, soit par citation directe devant le tribunal correctionnel, soit par plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d'instruction (sous condition de consigner une somme fixée par le juge).
Constitution par voie d'intervention
Plus simplement, lorsqu'une procédure est déjà ouverte par le procureur, la victime peut s'y joindre comme partie civile. Cette constitution permet l'accès au dossier, l'assistance aux audiences, et la formulation de demandes de dommages et intérêts.
Le fonds de garantie : indemnisation possible même sans solvabilité de l'auteur
Pour les infractions graves (atteintes à la personne, terrorisme, agressions sexuelles), la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) permet d'obtenir une indemnisation auprès du Fonds de garantie des victimes (FGTI), même lorsque l'auteur des faits est inconnu, insolvable ou non condamné. Le cabinet vous accompagne pour la saisine de la CIVI et l'évaluation du quantum, en lien avec un médecin-conseil pour les préjudices corporels.